Bon ben mes amis “church of MAC” vont arrêter de m’écoeurer, je fais maintenant partie de leur gang ! Adieu vieux PC déglingué qui me rendait fou et malade (surtout ces derniers temps) !

Le seul problème, c’est qu’avec une meilleure machine, les “dessins de sablier” que je mets sur ce blog risquent de se faire rares. Si je veux continuer à dessiner, je ne pourrai plus compter sur les minutes de paralysie de mon ordinateur, il va falloir que je me réserve du temps pour ça. Ce qui pourrait s’avérer une bonne chose pour ma production de bande dessinée.

Aussi, je reviens d’une longue fin de semaine à Québec, et quelque chose m’a frappé : les automobilistes de Québec conduisent maintenant au moins aussi mal que leurs homologues montréalais (dont l’inaptitude au volant est légendaire). Est-ce que ça a rapport avec la phase Jeff Fillion et le virage politique BOVIN qu’ont connu cette ville que j’ai tant aimé ?

J




La fille n’a pas grand chose à voir avec Laurie Bird, la Chevy 55 est lamentablement méconnaissable, Dennis Wilson… à la limite, ça va, mais je suis très content de mon James Taylor. Comment ? Ça ne vous dit rien ? Vous n’avez pas vu Two-Lane Blacktop de Monte Hellman ? Chanceux ! Criterion vient tout juste d’en sortir une édition remarquable, c’est le moment idéal pour savourer ce joyau du road-movie métaphysique (dans la même famille que les classiques Vanishing Point, Dirty Mary Crazy Larry, etc., mais en meilleur…) .

Ah, et un petit teaser :

J




Voici une lettre que j’ai envoyé au quotidien la Presse, hier.

Bonjour,

Je me demande pour quelle raison vous avez décidé de remplacer votre section de bande dessinée par des jeux. Paresse ? Économie de bout de chandelle ? Départ d’un membre intelligent de votre équipe ? Quoi qu’il en soit, le message que ça envoit, c’est que La Presse se fait le reflet d’une société fanée, où l’esprit, l’art et le rêve cèdent toute la place à la culture du divertissement interactif, du banal passe-temps. On aurait souhaité un peu plus de résistance de votre part. Je me réjouissais de l’initiative de La Presse de publier des bandes dessinées québécoises. Cela réparait un peu la faute historique de nos quotidiens qui, depuis 1909, ont préféré la publication de strips d’importation bon marché plutôt que de participer à l’éclosion du talent d’ici (ce qui ne devrait pas être une faveur, mais une responsabilité). Je suis aujourd’hui très déçu.

Je vous fais part de ma profonde indignation.

Comme je regrette de ne pas être abonné à La Presse, je pourrais aujourd’hui résilier mon abonnement.

Jimmy Beaulieu

Je vous invite à faire de même (commentaires@lapresse.ca). Plus il y aura de protestation, plus nous contrebalanceront le pouvoir du nombre continuellement croissant d’amateurs de jeux” (je cite leur gentille réponse).

J’ai oublié un argument important dans cette lettre : Ce changement représente aussi la démission de l’affect, qui est au coeur d’un strip quotidien réussi comme Peanuts, Mutts ou Paresse, au profit de la petite performance autocongratulatoire.

C’est très déprimant, tout ça.

J






fatigue titanesque, sinusite rôdante, amertume, refus d’obtempérer des objets et gros ras-le-bol général… ça va bien ?

J



C’est la fin de semaine ! Temps béni où le hercèlement professionnel se trouve réduit à 25% de son intensité ! All right !

Pas de dessin aujourd’hui, mais des petites chansons sur le Myspace de Monsieur populaire. C’est une sélection assez “vendredi soir” qui va sacrer aux vidanges le peu de crédibilité qu’il pourrait me rester ! Ces traques datent de 1993, soit il y a 15 ans, alors soyez très indulgents ! On avait ben du fun, dans ce temps-là, mais si on ne joue pas le jeu un tant soit peu, cette musique peut avoir l’air assez tata. Et lisez l’entrée de blog qui explique un peu le contexte de création de ce matériel.

Bonne fin de semaine !

J










Tous ensemble (avec un soupçon de mépris dans la voix) : “DESSIN DE GARS” !

:-)

J




Fudge ! J’étais vraiment content de ce dessin avant d’avoir fait les espèces de petits épis de blé, les stupides hachures dans la verdure et les couleurs. “Art de la retenue”, où es-tu quand on a besoin de toi ?

J

p.s. : découvrete amusante : la job de couleurs de l’histoire sur la fondation de Québec m’a laissé de la CORNE sur quelques doigts (en plus d’un bras droit endolori de l’épaule aux ongles).