Enfin, un bout de ma face. Vous pouvez aller lire le papier d’André Ducharme .

La photo est assez drôle. On dirait mes décors. Jocelyn Michel, le photographe qui en est l’auteur, est assez quequ’un. Allez voir ce qu’il fait ici. (la visite vaut la peine, même si, je vous préviens, y’a de l’esti de musique sur son site)

Bien sûr, mes positions sont plus nuancées que ce que laissent croire les propos relatés dans cet article. Partez pas en peur sur des forums, là. Ça a du être coton d’essayer de loger tout ce que j’ai dit, ce matin-là, dans cet espace restreint. Exemple : «Pour raconter le fantastique, le cinéma est le médium idéal.» Entendre ça de la bouche d’un autre me mettrait en beau fusil. Je pense que je voulais plutôt dire quelque chose comme : «Aujourd’hui, sur le terrain du grand spectacle, le cinéma est un peu imbattable, mais quand il s’agit d’explorer les strates de l’intériorité et de décrire les rapports intimes entre les êtres, une bande dessinée bien lue bat le cinéma et pas mal tous les autres arts narratifs à plates couture.» Je ne pense pas vraiment avoir été mal cité, c’est plutôt que l’entrevue se déroulait pendant mon premier café de la journée. Je suis une machine dure à starter.

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humour :

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Journée assez exaltante, aujourd’hui.

Hier, je me suis finalement dit que l’expo Bagarre était l’Occasion de faire la scène avec des superhéroïnes dans les nuages qui semble vouloir sortir de moi depuis le temps de L’homme et le roi (et même d’En apnée à Nassau). Mais j’avais une légère gueule de bois, j’ai peu dormi et j’ai été dérangé toute la journée. Bref, le résultat s’est avéré insatisfaisant. J’ai donné le coup de grâce aux pages vers minuit lorsque j’ai commencé à appliquer des couleurs dignes de mon plus spectaculaire fiasco (ne faites pas les innocents, vous savez de quelle histoire je parle…).

Aujourd’hui, j’ai redessiné les quatre premières pages, et là, ça fonctionne presque. Ça s’appelle La poudrière. Voici le «making of» :

J’avais jamais vraiment fait de «recherche de personnage» ou de design de costume préliminaire. Mais après avoir scrappé mes pages, hier, j’ai comme ressenti le besoin de faire des tests (ci-dessus).

C’est drôle, je me disais qu’avec ce thème, je serais dans mon élément, que ça se ferait tout seul et que je pourrais clancher 25 pages en une journée, mais pas du tout. J’en ai arraché comme j’en ai rarement arraché. Ça demandait une ligne tight comme celle de Moebius ou de Benoit Joly, ce que je n’aurai pas même si j’y travaillais pendant 300 ans. J’ai gaspillé pas mal de bon bristol pour me rapprocher autant que possible du jeu d’actrice recherché, des compositions justes. C’était pas si naturel. Faut pas dénigrer l’action chorégraphique, dans la bande dessinée. C’est d’la crisse de job.

Je dis que la journée a été exaltante parce que c’était la date de tombée pour Bagarre, et qu’à peu près à chaque fois que j’ai pris mes courriels, j’avais la surprise d’une nouvelle contribution qui venait d’atterrir dans ma boîte. Que de beau stock ! Y’en a qui se sont donné la peine, purée !

En plus, j’ai écouté la discographie de Kraftwerk. Faque…

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Usine à fanzines : marathon de BD à la librairie Gallimard

Pour célébrer la Journée mondiale du Livre et des Droits d’Auteurs, le 23 avril prochain, à la librairie Gallimard, venez assister à la production en direct d’un ou plusieurs fanzines de bande dessinée, imprimés et brochés sur place par les auteurs performeurs Jimmy Beaulieu, Catherine Genest, Vincent Giard, Sébastien Trahan, David Turgeon et Zviane, sur un thème prédéfini révélé juste avant le début de l’activité.

Ce fanzine sera (ou : ces fanzines seront) en vente en fin de soirée. Les autres ouvrages des auteurs participants, dont plusieurs tirages confidentiels à circulation réduite, seront aussi disponibles.

Jeudi 23 avril de 16 h à 20h

Cliquez ici pour vous inscrire (Inscription facultative, mais fort appréciée).

Si vous avez un compte Facebook,vous pouvez aussi vous inscrire là (ce qui est plus rigolo pour certains) :

http://www.facebook.com/n/?event.php&eid=59245948106&mid=31ec73G5862d2edG42d047G7

Pour toutes questions, contactez la librairie Gallimard

www.gallimardmontreal.com

Tél. (514) 499-2012

librairie@gallimardmontreal.com



Ce matin, je me demande encore ce que je vais faire pour l’expo Bagarre. J’ai deux idées en concurrence. Une plus déconneuse et défoulante que l’autre (mais le déconneux et défoulant, à long terme, est-ce bien la peine ? À quoi bon ?). La date de tombée est demain… misère.

Des pistes griffonnées hier en un rien de temps :



Après avoir passé plus de trois mois à regarder le plafond, la bouche ouverte et les yeux pleins d’eau, je suis pas mal hyperactif, ces jours-ci.

J’ai travaillé fort sur mes deux derniers MG, qui viennent de partir à l’imprimerie, mais j’ai quand même pris quelques breaks pour travailler (!) sur un colosse que j’espère sortir pour le festival de Québec. Pour l’instant, son hilarant et suicidecommecialesque titre est (watch out) : Au lit, les amis 2 !!! Je pourrais aussi appeller ça Décharge, ce qui ne serait pas moins épouvantable, mais dans ce cas la couve serait déjà quasiment faite. À bien y penser, ça va peut-être plutôt s’appeller : Un bon divertissement. Donc, gardez une petite place dans votre gousset pour ce comix, histoire que l’homme sans revenu que je suis devenu puisse se payer une poutine Ashton et une broue de la Barberie dans la Vieille Capitale. Je vais peut-être pas pouvoir le faire non plus, mon colosse, parce que j’ai vraiment plus une cenne, mais je travaille dans l’optimisme (aveugle). Il y a deux autres projets colosse dans l’air, on vous en reparle.

Une esquisse en guise d’avant-goût :

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P. S. : À 35 ans et avec dix ans de métier derrière moi, je me considère enfin capable de faire du crayonné/encré d’une manière à peu près satisfaisante. Il faut éviter que cette technique de pissou ne devienne une béquille, car la meilleure manière de faire un bon dessin vibrant reste de le faire une seule fois, avec un seul trait franc par trait. Tout cet échaffaudage/écrémage est le meilleur moyen de faire de la marde morte. Si on ne maîtrise pas cette technique, on est aussi ben d’y aller direct (à l’encre ou au plomb), quitte à ce que ça soit tout croche. Mais en bande dessinée, c’est un système utile lorsqu’il s’agit de se dépasser et faire des choses plus complexes.