dans les marmites…

Après avoir passé plus de trois mois à regarder le plafond, la bouche ouverte et les yeux pleins d’eau, je suis pas mal hyperactif, ces jours-ci.

J’ai travaillé fort sur mes deux derniers MG, qui viennent de partir à l’imprimerie, mais j’ai quand même pris quelques breaks pour travailler (!) sur un colosse que j’espère sortir pour le festival de Québec. Pour l’instant, son hilarant et suicidecommecialesque titre est (watch out) : Au lit, les amis 2 !!! Je pourrais aussi appeller ça Décharge, ce qui ne serait pas moins épouvantable, mais dans ce cas la couve serait déjà quasiment faite. À bien y penser, ça va peut-être plutôt s’appeller : Un bon divertissement. Donc, gardez une petite place dans votre gousset pour ce comix, histoire que l’homme sans revenu que je suis devenu puisse se payer une poutine Ashton et une broue de la Barberie dans la Vieille Capitale. Je vais peut-être pas pouvoir le faire non plus, mon colosse, parce que j’ai vraiment plus une cenne, mais je travaille dans l’optimisme (aveugle). Il y a deux autres projets colosse dans l’air, on vous en reparle.

Une esquisse en guise d’avant-goût :

J

P. S. : À 35 ans et avec dix ans de métier derrière moi, je me considère enfin capable de faire du crayonné/encré d’une manière à peu près satisfaisante. Il faut éviter que cette technique de pissou ne devienne une béquille, car la meilleure manière de faire un bon dessin vibrant reste de le faire une seule fois, avec un seul trait franc par trait. Tout cet échaffaudage/écrémage est le meilleur moyen de faire de la marde morte. Si on ne maîtrise pas cette technique, on est aussi ben d’y aller direct (à l’encre ou au plomb), quitte à ce que ça soit tout croche. Mais en bande dessinée, c’est un système utile lorsqu’il s’agit de se dépasser et faire des choses plus complexes.