Poudrière en vue

Journée assez exaltante, aujourd’hui.

Hier, je me suis finalement dit que l’expo Bagarre était l’Occasion de faire la scène avec des superhéroïnes dans les nuages qui semble vouloir sortir de moi depuis le temps de L’homme et le roi (et même d’En apnée à Nassau). Mais j’avais une légère gueule de bois, j’ai peu dormi et j’ai été dérangé toute la journée. Bref, le résultat s’est avéré insatisfaisant. J’ai donné le coup de grâce aux pages vers minuit lorsque j’ai commencé à appliquer des couleurs dignes de mon plus spectaculaire fiasco (ne faites pas les innocents, vous savez de quelle histoire je parle…).

Aujourd’hui, j’ai redessiné les quatre premières pages, et là, ça fonctionne presque. Ça s’appelle La poudrière. Voici le «making of» :

J’avais jamais vraiment fait de «recherche de personnage» ou de design de costume préliminaire. Mais après avoir scrappé mes pages, hier, j’ai comme ressenti le besoin de faire des tests (ci-dessus).

C’est drôle, je me disais qu’avec ce thème, je serais dans mon élément, que ça se ferait tout seul et que je pourrais clancher 25 pages en une journée, mais pas du tout. J’en ai arraché comme j’en ai rarement arraché. Ça demandait une ligne tight comme celle de Moebius ou de Benoit Joly, ce que je n’aurai pas même si j’y travaillais pendant 300 ans. J’ai gaspillé pas mal de bon bristol pour me rapprocher autant que possible du jeu d’actrice recherché, des compositions justes. C’était pas si naturel. Faut pas dénigrer l’action chorégraphique, dans la bande dessinée. C’est d’la crisse de job.

Je dis que la journée a été exaltante parce que c’était la date de tombée pour Bagarre, et qu’à peu près à chaque fois que j’ai pris mes courriels, j’avais la surprise d’une nouvelle contribution qui venait d’atterrir dans ma boîte. Que de beau stock ! Y’en a qui se sont donné la peine, purée !

En plus, j’ai écouté la discographie de Kraftwerk. Faque…

J