Comme je voulais pas avoir l’air tout nu à côté de Vincent qui a décidé de faire un dessin exclusif sur chacune des couverture d’APLOMB (deux par livre… sti d’fêlé), je suis en train de préparer des autocollants orange fluo et argent pour coller sur l’anti-couverture/joke plate de Côte nord. Avec… hm. … un dessin exclusif sur chacune ! (et j’en profite pour numéroter les exemplaires…)
Évidemment, il y a des stickeurs plus beaux que d’autres, et ce sera premier arrivé, premier servi.
Les nouvelles de l’imprimeur, c’est que Côte nord est imprimé, mais que ça bloque à la reliure (c’est pas rassurant, mais les chances de l’avoir à temps pour samedi sont encore bonnes), et qu’Aplomb n’est pas encore imprimé, mais on peut encore entretenir le fol espoir d’en avoir quelques uns pour le Comic-con. Ça serait l’fun d’avoir notre one-two punch d’une claque comme prévu, mais bon. On avait yinque à s’y prendre avec plus d’avance.
Côte nord est majoritairement dessiné/écrit au trait noir fin. C’est pas une technique qui m’est naturelle, mais, en plus de me forcer à avoir un trait affirmé, et de m’éloigner de la confortable ambivalence de mes médiums de prédilection, je voulais utiliser une presse numérique nouvellement acquise par mon imprimeur (Le Caius du livre). Avec cette machine, le noir des fichiers en bitmap à 1200 dpi se dépose sur le papier recyclé (enviro 100, gamme dans laquelle on trouve aussi un excellent papier cul) à 160M avec autant de précision que l’offset, mais avec le charme mat et le punch plus noir que noir du toner (il y aura toujours une place dans mon coeur pour le toner). L’effet est des plus réjouissants. Pour les pages au plomb, c’est moins ça, mais ça reste pas mal swell.
Comme je n’ai jamais mis les pieds dans un (ou une ?) comic-con, j’ai vraiment envie de jouer le jeu. Je veux faire comme les Dupondt qui arrivent dans un pays en portant les costumes folkloriques locaux les plus criards pour passer incognito. Je vais apporter des originaux à vendre, et je sais pas quel autre guedi, mais d’après ce que j’ai compris, les auteurs se font des petits marchés aux puces sur leur table, ils signent leurs livres à même la couverture avec un gros crayon argent et ils dessinent des super-héros à la demande, c’est bien ça ? Un peu comme la convention de lutteurs dans The Wrestler ? En tout cas, je vais avoir l’air d’un parfait touriste, ça va être drôle.
J








