Lundi dernier, au terme d’un micro-rallye médiatique à Québec, on m’a proposé d’ajouter une entrevue au Journal de Québec. La grève étant pour eux levée, j’ai, à tort ou à raison et dans le feu de l’action, choisi d’accepter.
À la fin de l’entrevue, la journaliste m’a dit que l’article serait dans le Cahier Week-end, donc –comme entre parenthèses– même à Montréal. Sur le coup, j’ai figé. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Pendant mon retour à Montréal, j’ai bien angoissé.
J’ai laissé un message à la journaliste dès le lendemain matin pour dire que je préférais que l’article soit publié un jour de semaine, pensant que ça laisserait l’article dans le Journal de Québec comme je l’entendais au départ, mais un peu plus tard dans la journée, mon attachée de presse m’a expliqué que désormais, l’article pouvait se retrouver n’importe où dans le réseau Québécor et que les journalistes n’avaient aucun contrôle là-dessus.
Les jours suivants, nous avons tenté de nous rejoindre par téléphone, la journaliste et moi, mais sans succès. Aujourd’hui, samedi matin, je ne sais pas ce qu’il adviendra de cet article.
J’aurais bien sûr refusé toute entrevue au Journal de Montréal en soutient aux journalistes en lock-out, et avoir su en amont que les articles circulaient aussi librement dans le réseau, j’aurais refusé de donner cette entrevue. Je l’ignorais. Ce n’est donc la faute de personne d’autre que moi, qui aurais pu suivre de plus près l’actualité de cette grève.
Jimmy
N’oubliez pas de prendre avec une lune de sel ce que je dis en entrevue. Quand j’en relis, je constate souvent que certains passages peuvent laisser perplexe, voire vexer.
Particulièrement en ce qui a trait à l’édition au Québec, et les raisons qui m’ont poussé à arrêter d’en faire. En cherchant à résumer, et en voulant éviter d’accuser ou de parler de ce qui a vraiment passé au napalm mon envie d’éditer, je finis par avoir un discours qui ne tient pas debout. Et qui peut friser l’odieux, selon l’interprétation qu’on en fait.
Je vais donc essayer de trouver une manière plus sage et efficace de répondre à ces questions (je peux aussi apprendre à dire Question suivante, ou encore mieux : à me taire). En attendant, souvenez-vous : lune de sel.
J
Quelques infos supplémentaires concernant le lancement du 2 mars prochain.
1) Le petit complément de lecture de Comédie sentimentale pornographique, L’œil amoureux, concocté avec l’illustre David Turgeon, sera mis en vente ce soir-là, en primeur américaine, et peut-être pour la dernière fois aussi, vu qu’il n’en reste que 40 ex. et qu’on ne le rééditera pas.
2) Au Port de tête, Pascal et moi, on va exposer des planches originales tirées des deux livres lancés (je ne sais pas encore combien de temps durera l’expo). Ces originaux seront à vendre.
3) Inscrivez-vous à l’évènement Facebook, pour savoir ce que ça nous prend comme boisson. >ICI<
4) Pascal va être tout frais rentré d’Europe, en plein décalage horaire. Ça va être drôle.
À bientôt,
J
Lancement de Comédie sentimentale pornographique et de Conventum
Mercredi le 2 mars 2011, à la librairie Le porte de tête, 262 est, Mont-Royal, Montréal
Venez-faire votre tour !












