
Mon 24 heures est en ligne sur Grandpapier (cliquez sur la couverture pour lire).
Comme j’ai fini avec une heure d’avance, j’en ai profité pour faire des corrections et un peu de bichro. Videz votre cache avant lecture pour être certain de voir la bonne version (merci pour la mise-à-jour et autres dépannages, Vincent). C’est un exercice de style de semi-mauvais goût, avec plein d’inside jokes idiotes qui ne feront rire que trois-quatre personnes, mais j’en suis très content.
La contrainte, réagir sur un texte de John Locke (lisible dans la colonne de droite de nos pages), était intéressante. Son seul défaut étant qu’elle s’annulait un peu, puisque le simple fait de participer à cet évènement est déjà un commentaire fécond sur ce texte. Il était question de règles de conduite non-écrites, et d’honneur entre brigands, et dans le monde de Stephen Harper, de Nicolas Sarkozy et de Nathalie Elgrably-Lévy, j’ai du mal à imaginer un acte qui incarne mieux la solidarité dans la subversion qu’un 24 heure de la bande dessinée. Participer à une activité créatrice bénévole, dans le simple but de se surpasser dans un contexte de camaraderie, respecter jusqu’au bout, au-delà de toutes les alarmes physiques de la fatigue, son engagement envers ses confrères/complices, et ajouter du beau et de l’effronté, gratuit, dans un monde où on ne veut que notre moutonnisme et notre fièvre consumériste, c’est l’incarnation même de l’expression “Honor among thieves”.
je vous recommande parcourir ce qui a été fait pendant l’évènement, il y a de belles découvertes à faire. Félicitations à tous les participants. Merci du fond du cœur à Grandpapier, particulièrement à Max de Radiguès qui m’a invité (et qui a insisté pour que je participe malgré ma forme en berne).
Pendant qu’on produisait comme des fous, samedi soir, Paul Gillon, un de nos vénérables aînés est mort. Coïncidence, mon histoire était une sorte d’hommage à une certaine science-fiction des années ’60/’70, à la fois pop et avant-gardiste, élégante et sauvage, libérée tant sur le plan esthétique que libidineux, dont il fut, avec Forest, Poïvet, Crepax, Peelaert et Pichard, l’un des plus dignes représentants, et un des derniers survivants. Motton.
J’ai encore accepté de participer aux 24 heures de la bande dessinée de GrandPapier. C’est demain, dès 8h (jusqu’à dimanche, 8h).

Je ne sais pas encore si je resterai à mon atelier ou si je vais aller à la Maison de la bande dessinée de Montréal, comme prévu, mais je devrais m’essayer. Je suis hésitant parce que je suis semi-convalescent d’une rhume extra asthme bien terrassant. Et pour un 24 heures, il faut être particulièrement dedans. Mais que je participe ou non, vous allez avoir en masse de bon stock à lire.
Expo-vente de planches originales de Comédie sentimentale pornographique et d’À la faveur de la nuit (avec nananes en plus)
Du 15 juin au 2 juillet 2011
Vernissage le 14 juin. De 16h à 18h : dédicaces. À partir de 18h, je range mes crayons et je bois avec vous.
Village Saint Paul, 17, rue Saint-Paul 75004, Paris, tél. : 01 40 27 01 51














